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Åþø¢ª£¥þ$ë + Un état d'esprit écorché vif + Åþø¢ª£¥þ$ë



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J'ai voulu retenir parfois mes pleurs devant la férocité de mes paroles, j'ai cru en des rêves.... Je me suis raconter mille et unes histoires à dormir debout pour me consoler de mes tristesses qui sont moindre aux yeux des démunis mais qui sont trop lourdes pour mon si petit c½ur. On me dit c½ur d'artichaut, je suis donc ce légume si tendre, si mou. N'aurais-je pu aussi n'être qu'une madeleine à force de pleurer ? N'aurais-je pu aussi n'être qu'un poisson qui ne peut s'empêcher d'aimer tous les oiseaux du ciel. Tout ce beau ciel si bleu contient tant de si beau monde. J'aurais aimé être à la cour des oiseaux, faire parti d'une élite où ils sont entre eux comme les doigts de la main. J'aurais aimé être une sirène et me trouver un prince, je ne suis qu'une petite anguille qui se faufile dans les méandres de l'océan à la recherche de perles... Avec ces perles je fabriquerai un collier que je vendrai pour m'acheter des ailes et devenir un bel oiseau.

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Je ne suis ni fleurs, ni papillon ni étoile,... Pourtant mes rêves ont la même portée éphémère... je n'ai guère de foi mais ma loi est douloureusement celle de mon c½ur. Je jalouse les autres, je fuis les épanchements écoeurants, je vis sans la moindre certitude d'être heureuse un jour. Toutes mes illusions sont fixées devant mes yeux. Je ne vois pas parce que j'ai peur de voir, parce que je préfère ne pas voir... J'ai peur de m'avouer que le monde tourne devant mes yeux, qu'il tournerai tout aussi bien sans moi d'ailleurs. Que puis-je dire de ce qui m'entoure ? Sans doute qu'il n'y a qu'illusions, rêves et déceptions. Je fais rarement les bons choix. Je ne plais pas, je n'ai as souvent plu et j'ose à peine croire que je plairai vraiment un jour. Après tout certains disent que le monde est bien fait, que la vie est équilibrée et juste... Après tout oui ! Je commence tout juste à me faire une raison. A savoir comprendre les autres, mon côté repoussant, ma peur de m'assumer, mon manque de confiance en moi... Mais comment puis-je avoir confiance en moi alors que personne n'est capable de m'aimer lorsque j'ai besoin de ces preuves là. Je perds toute crédibilité à vouloir espérer de moi de plaire à autrui... Je me donne des images, des masques, des rôles... Je suis d'un côté du miroir et mon visage quotidien n'est qu'un reflet mensonger et si faux de moi, pourtant il garde la même laideur. Mon physique est ce qu'il est mais je ne suis pas ce que beaucoup pense que je suis. Peu de gens en fait me connaissent vraiment. Certains me font confiance, je leur fait confiance, ils m'acceptent comme je suis... Avec eux je n'ai pas trop peur d'être comme je suis vraiment. Je me cache derrière l'image d'une fille fière, joyeuse, forte et comique alors que je suis le contraire. Ce n'est qu'une façade, que tout le monde croit être ma seule et unique personnalité. Eux aussi finalement se font des illusions sur moi.

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Le réveil est tellement douloureux, c'est à ce demander si c'est bon d'aimer. Parfois il faut se dire que oui parce qu'une vie sans amour se n'est pas une vie. Parfois on se dit que non, lorsqu'on s'est fait avoir, lorsqu'on a trop voulu rêver, lorsqu'on a espéré, lorsqu'on a cru à trop de chimères... J'ai cru à des mensonges parce qu'on m'a donné la chance de croire en une histoire. Une histoire qui en fait n'avait aucune suite, aucune vie...

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C'est dans ces moments là que je cherche à croire en moi, dans ces moments là que je me cherche. Me trouverais-je un jour ? Peut-être à travers quelqu'un ou à travers moi-même. Même si il est vrai que je n'ai guère de foi en ce que je suis et ce que je crois être. Peu de personnes me prouvent que je vaux bien quelque chose. J'aimerais beaucoup demander et savoir ce que je mérite car il est vrai que sans les autres je ne suis rien. Tous ces sourires et ces rires que j'essaye d'obtenir ne sont qu'une forme de consolation et de protection. Je suis un petit pantin qui veut devenir clown pour éviter que les larmes des autres deviennent les siennes. Sans la joie des autres mon monde serait d'avantage noir et triste que déjà il ne l'est. Mon « monde », cet amas de sourire qui ne sont pas les miens, ces rires à mes idioties qui me nuisent mais qui me sont nécessaires. Sans l'aspect comique, sans l'illusion d'être drôle, je ne suis plus rien aux yeux des autres qu'une petite fille trop déprimée du peu qu'elle a vécu et terrifiée de ce qu'elle pourrai vivre. Mes mots me sauvent, et le papier me sert à dire tout ce qu'hier je me marquais à la peau. Tant de mots, d'angoisses, de haine et d'amour sont à jamais gravés dans mes bras, mon ventre et mon c½ur... Petite peau, hier rouge comme sang, aujourd'hui baignée de larmes, demain blanche de vertu ou de mort... Aucune foi ne m'accroche à un monde qui n'est que spectacle. Dans ce spectacle je ne suis même pas actrice. Je ne suis pas même figurante, juste spectatrice ! Le rideau est levé depuis déjà quelques millénaires, défilent les acteurs, stars, figurants, inconnus,... Certains spectateurs sont morts d'ennui de ne pas pouvoir venir sur scène, faire leur improvisation, emmener leur tirades et autres paroles philosophique, leurs versions,... J'ai pris la place d'un spectateur mort sans avoir compris la pièce, mort sans avoir ajouter son grain de sel, mort sans même avoir lu l'ébauche de l'histoire d'un monde qui l'a juste vu passer sans y prêter attention...


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# Posté le dimanche 23 septembre 2007 03:05

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 03:54

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